BOULEVARD DU CREPUSCULE-Ban

Un film de Billy Wilder

 (Sunset Blvd)

 

/// Année : 1951 /// durée : 1h50 /// Genres : Drame, Romance ///

 Nationalité : Américain /// Distributeur (FR)Splendor Films

/// N&B /// Tout public /// 4 prix et 7 nominations ///

  

BOULEVARD DU CREPUSCULE

SORTIE SUR NOS ECRANS LE 18 AVRIL 1951

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Avec : Larry J. Blake, Charles Dayton, William Holden, Gloria Swanson, Erich Von Stroheim, Cecil B. DeMille, Buster Keaton, Franklyn Farnum ...

 

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Le Synopsis :

Norma Desmond, grande actrice du muet, vit recluse dans sa luxueuse villa de Berverly Hills en compagnie de Max von Meyerling, son majordome qui fut aussi son metteur en scène et mari. Joe Gillis, un scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété et Norma lui propose de travailler au scénario du film qui marquera son retour à l'écran, Salomé. Joe accepte, s'installe chez elle, à la fois fasciné et effrayé par ses extravagances et son délire, et devient bientôt son amant. Quand son délire se transforme en paranoïa et qu'elle débarque au milieu des studios Paramount pour convaincre Cecil B. DeMille de tourner à nouveau avec elle, Gillis commence à prendre ses distances...

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La Bande Annonce avec Vodkaster

 

BOULEVARD DU CRÉPUSCULE

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Une analyse, une critique, un avis !

 

La critique de Mathilde

 

 

Les acteurs des vieilles époques ont ceci de très particuliers qu’ils jouent… Comme à leur époque. Aujourd’hui, beaucoup nous paraissent soit totalement inexpressifs et sans cette « gueule » qui nous marque au point de retenir la performance de cet acteur, soit tellement exubérants qu’ils en deviennent exaspérants.

Gloria Swanson joue ici un rôle « too much », mais a le mérite d’avoir une tronche mémorable. William Holden est à ce film ce que Michel Galabru est au cinéma français : un de plus, un de moins… C’est-à-dire qu’on aurait pris un autre acteur plutôt que lui, ça aurait été pareil, sinon mieux. Navrée Messieurs, mais cette fois, la prestance repose vraiment sur un physique particulier que leur jeu neutre et sans personnalité ne rattrape absolument pas.

Mais pour en revenir au Boulevard du Crépuscule, ça se regarde finalement, mais sans trop d’enthousiasme non plus…

 

Joe Gillis est un scénariste déchu avec le fisc aux trousses qui trouve malencontreusement refuge chez Norma, ancienne star du cinéma muet qui imite Chaplin à s’y méprendre. La pauvre dame « était belle » du temps de son succès. Aujourd’hui, elle n’est plus qu’une vieille femme aigrie qui vit avec Max, s’avérant plus tard être son ancien mari.

Cette révélation surgit comme un coup de tonnerre sauf que… On s’en bat la feuille ! Même si elle lui parle comme à un chien et qu’il obéit au doigt et à l’œil, quel est donc l’impact de ce détail sur le scénario ? Il n’y en n’a pas, si ce n’est que Max a été blessé, le pauvre, lorsque Gloria l’a quitté. Voilà qui fait avancer le schmilblick !

Quant à Joe, il accepte d’être « prisonnier » dans le manoir de cette star déchue contre le gîte, le couvert, les vêtements gratuits, et l’obligation de flatter l’égo surdimensionné de celle qui s’improvise désormais en scénariste. Poursuivi par le fisc devant lui saisir sa voiture, celle-ci y a également trouvé refuge, jusqu’à ce que de manière totalement fortuite, injustifiée et étrange, les agents la retrouvent là où elle n’aurait jamais dû/pu l’être.

Norma s’éprend donc de Joe et lui prête sa voiture en contrepartie de… De quoi, nous l’ignorons ! Si l’hébergement de son nouvel « ami » se faire contre la correction de son scénario, celui-ci le fait à contre-cœur, est de mauvaise compagnie, ne feint pas sa lassitude et court les jupons. Bref, comment créer un personnage aussi aveugle et pathétique que Norma, descendant à la fin les marches de son manoir sous les projecteurs des caméras qui sont autant de journalistes venus assister à son arrestation après le meurtre de Joe ? Idem pour Betty Schaefer (Nancy Olson) qui tombe folle éperdument amoureuse de Joe après l’avoir vu deux fois dans sa vie, et n’avoir manifestement rien partagé d’extravagant, pas même un coup de foudre.

Quant à l’agent artistique de Joe, drôle d’idée que de s’autocongédier lorsque celui-ci vient lui demander 300 dollars et qu’en réponse, il démissionne, alors qu’il vient justement louer ses talents d’écrivain prometteur dont la richesse l’attend au coin de la rue.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas tant les acteurs et le scénario qui marquent ici le coup, mais bien, forcément pour l’époque, la qualité de l’image et des techniques cinématographiques. En effet, toujours en noir et blanc, ce film ne bute pourtant que très rarement sur la pierre d’achoppement que constitue la luminosité d’une scène. Ici et là on distingue mal un objet, un plan, un arrière-plan, mais rien qui ne soit explicitement montré ni ne jouant un rôle prépondérant dans l’économie de cette réalisation.

 

La narration en voix-off de Joe, en réalité mort, vous l’aurez compris, se démarque des autres films de l’époque autant que la photographie très travaillée. La fluidité des mouvements de caméra surprend pour cette première moitié de 20e siècle où le cinéma n’existe que depuis cinquante ans.

Heureusement, quelques mises en scène interpellent le plus cinéphile d’entre nous et rattrape le film par cette esthétique où rien n’est laissée au hasard.

Quant au reste, à vous de voir… Comme beaucoup de vieux films, celui-ci fait autant d’admirateurs que de réfractaires !

 

                                                                  Mathilde E.

 

 

Et vous, vous en avez pensé quoi ?

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Répartition des notes

Icone-La réalisation-small90x90

Icone-Lejeudesacteurs-small90x90 Icone-Scénario-small90x90

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3/5

3/5 3/5

2/5

La note :  11/20


Les notes du film sur le réseau au 08/01/2017

(Par les téléspectateurs)

Metacritic --------------------     /10 pour      votants

IMDB ---------------------------     /10 pour      votants

ALLOCINE ------------------- 4,4/5 pour 1 409 votants

SensCritique ---------------     /10 pour      votants

Cinétrafic --------------------      /5 pour       votants

RottenTomatoes ----------      /5 pour       votants

Un démarage extraordinaire et une montée en puissance, comme le film !


Le box office par JpBox-office au 13/01/2017

1,75 M$ de budget

ENTREES
Démarrage France
-
Entrées France 
1 563 554
Démarrage Paris
-
Entrées Paris
634 931
 

 

 



Pour voir

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Billet et intégration Sly

Sources : AllocinéJpbox-officeSplendor Films,

 

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