Arizona Dream, un film de Emir Kusturica

Film américain - français - 2h20 - genre : Comédie dramatique , Fantastique

Sortie en France le 06 janvier 1993

Arizona Dream a reçu 1 prix et 4 nominations.

 

arizona dreamSynopsis :

     Axel Blackmar, 20 ans, quitte New York, où il s’était réfugié après la mort de ses parents, il y mène une vie heureuse, recensant les poissons pour le compte du département de la pêche et de la chasse. Mais son oncle Leo, vendeur de voitures en Arizona sur le point de se remarier, le rappelle pour lui servir de témoin et, espère-t-il, de repreneur. Sur place, Axel va se retrouver balloté entre ses propres rêves, ceux de deux femmes, ceux de son oncle...

À regrets mais résigné à rendre service au héros de son enfance qui repose tous ses espoirs sur lui, Axel se voit embarqué dans une aventure de longue haleine durant laquelle il fera des rencontres surprenantes qui changeront sa vie à jamais.

Il apprend les subtilités des relations commerciales durant une scène hilarante où il s’entraîne, sous les yeux excédés de son oncle et de son cousin, à accueillir les clients d’un air à la fois pressant et chaleureux, alliant rapidité et efficacité pour son futur métier.

Il fait alors la connaissance d’Elaine et sa belle-fille Grace, deux adultes d’un âge mental avoisinant celui d’un préadolescent en détresse moral et dont le comportement d’une puérilité exaspérante engendre une furieuse envie d’asséner une paire de claque à chacune.

Elles se lient toutefois d’amitié avec Axel et son cousin Paul, et partagent un repas burlesque qui tourne au cauchemar quand Grace essaie de se pendre avec ses collants. S’ensuivent ensuite les confidences où l’on découvre le rêve de chacun : Paul rêve de devenir une star de cinéma, raison pour laquelle il est en mesure de reproduire des scènes de films cultes (RockyLa Mort aux TroussesTaxi Driver…), Grace veut se réincarner en tortue, et Elaine souhaite un jour rejoindre la Lune.

Tandis que, profitant du calme après la tempête, elle fait part à Axel de son désir le plus cher, la table se met à léviter comme pour illustrer ses propos et instaurer une dimension enchanteresse dans la conversation. L’auditeur se sent comme aspiré dans un huis-clos intimiste où il vit et s’imagine ce qu’Elaine décrit avec la force de sa conviction.

 

 


Extrait - Arizona dream

 


Avec dans les rôles principaux :

Johnny DeppJerry Lewis

Johnny Depp (Axel Blackmar), Jerry Lewis (Leo Sweetie)

Faye DunawayLili Taylor

Faye Dunaway (Elaine Stalker), Lili Taylor (Grace Stalker)


Les Infos :

Année de production : 1993

Scénaristes : Emir Kusturica, David Atkins.

Compositeur Goran Bregovic

Production : Constellation ProductionsUGCHachette Première et CieCanal + (France)Centre National de la Cinématographie (C.N.C.)

Distributeur : UGC Ph

Le DVD en édition collector est disponible depuis le 20 mars 2002. Le Blu-ray est en vente depuis le 17 juin 2009

Editeur : Ugc

Budget : nc M$

Box office France : 960 543 entrées ( 375 954 pour Paris )

RECETTES
Démarrage USA
Etats-Unis
Reste du monde
Total
6 887 $
112 547 $
- $
112 547 $

Mon avis :

Un histoire légère, trop peut être, malgré 1 prix et 4 nominations, arizona dream laisse dubitatif . 

En bref: un film à voir tout de même.  

Sly L. 4

A suivre la critique de Mathilde, qui renforcera ou pas votre désir de voir ce film

 

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La critique de Mathilde ...

 

Arizona Dream est l’un de ces films qui laisse pantois une fois que le générique de fin se met à défiler, si l’on ne s’est pas endormi avant.

Dès les premières minutes, le spectateur un tantinet au courant de l’histoire se demandera si c’est bien Arizona Dream qu’il est en train de regarder, ou bien un documentaire sur l’Alaska, jusqu’à l’apparition de Johnny Depp à l’écran.

Arizona Dream, c’est l’un de ces films qui provoque un questionnement perpétuel chez le cinéphile à la recherche d’un fil directeur inexistant, et qui en laissera plus d’un aux bras de Morphée.

Arizona Dream poursuit sa quête de l’absurde et de l’inattendu en cumulant les anecdotes sans relation entre elles ni but apparent. L’histoire semble parfaitement décousue, comme si Kusturica avait décidé d’empiler les unes sur les autres des idées sans le moindre rapport, simplement en les enchaînant de façon linéaire et en faisant abstraction de toute transition logique.

Le spectateur, heureusement, peut s’agripper à des repères qu’il tente dès le début de distinguer de cet amas d’événements sans grand intérêt. Par exemple les obsessions de chacun et les aventures que vit chaque personnage, se télescopant entre elles comme pour créer une certaine cohérence dans le déroulement des faits.

Ces relations interpersonnelles prennent tout leur sens lorsque se forme le triangle amoureux entre Axel, Elaine et Grace, et que le jeune homme est tantôt convié à réaliser le rêve de sa maîtresse, tantôt invité à une partie de roulette russe par sa jeune amante.

 

Mais l’absurdité du scénario continuera de battre son plein tout en long du film.

Un poisson, symbole éventuel de l’âme en perdition d’un Axel qui se cherche, entre New York et l’Arizona, ses rêves et ceux des autres, vient de manière totalement impromptue polluer l’écran. L’incrustation du poisson sur l’image, quelque soit le décor, décourage d’essayer de lui donner crédit.

Libre d’interpréter cet emblème selon son bon vouloir, le spectateur finira par s’agacer de l’obstination avec laquelle Kusturica insiste sur la chaotique relation mère-belle-fille dont on ne comprend pas vraiment la pertinence. Axel lui-même est irrité par la lunatique doyenne et la provocante Grace.

Quant à nous, on finit par perdre pied dans cet amalgame de situations grotesques sans queue ni tête qui, au mieux, surprend au point d’éveiller la curiosité. Au pire, a un effet soporifique sur celui qui n’a que faire des symboles et de l’implicite que seule une sérieuse exégèse permettrait d’éclairer.

 

En conclusion

Arizona Dream, c’est un film qui partage. Il est soit sédatif, soit fascinant.

Afin de l’apprécier à sa juste valeur, il faut probablement détenir une sensibilité qui permet de lire entre les lignes. Car en dépit de certaines scènes notables qui restent en mémoire après le visionnage, le film de Kusturica ne brille selon moi par aucun aspect de mise en scène. L’ensemble reste fade et sans réelle cohésion entre les éléments qu’il décrit.

Après plus de deux heures de film, on est content que le générique arrive enfin.

Ma note : 4/10.

Mathilde.