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Marc Fouchard, qui est-il ?

2 courts métrages, 72 nominations, 38 prix. Rien que ça !

 

  Il est temps pour moi de vous en parler. Depuis quelques mois déjà, je vous parle d'un court métrage, Les frémissements du thé, qui n'en finit plus de parcourir le monde et les festivals. Alors aujourd'hui, je vous propose d'en savoir un peu plus sur son réalisateur, Marc Fouchard. 

Mais, quand je vous dis "un peu plus", c'est même plus que ça ! l'homme s'est livré, il a partagé son parcours, sa vision, sa passion et a répondu à toutes nos questions.

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Marc Fouchard, par Mathilde et Sly L. pour le Webmag Bien Choisir Son Film

 

"Je suis un passionné, un grand passionné..."

 

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     Personnes ouvre le bal des films réalisés par Marc Fouchard. C’est le premier court-métrage du cinéaste français qui se fait progressivement une place dans l’univers du 7e art.

En effet, sélectionné dans de nombreux festivals1 en 2012, Personnes marque d’une pierre blanche la carrière du réalisateur ; 38 ans et près d’une vingtaine de créations audiovisuelles à son actif, de nombreuses collaborations télévisuelles, des courts-métrages, des séries et des clips publicitaires… Marc Fouchard ne tarit jamais.

 

Récemment nominé à soixante dix reprises pour son court-métrage Les Frémissements du thé, le réalisateur signe une nouvelle création d’un genre délectable ; une image propre qui esthétise un environnement au service d’un scénario incisif et d’actualité…

Bref, de quoi attiser la curiosité du public sur ce qui, on l’espère, mènera le cinéaste sur les sentiers de la gloire.

1 "Champs-Élysées film festival", en compétition internationale au "world film festival" à Montréal, à "Interfilm" Berlin, au "Gulf Film Festival" à Dubaï  et  à "tournez-court" Saint-Etienne.

 

 

Interview de Marc Fouchard

 

- Bonjour Marc Fouchard. Alors qui êtes-vous ? quel est votre histoire, votre parcours ?

Bonjour....

Avec un peu de recul, je pense que tout a commencé dès l'âge de 11 ans, au collège j'ai découvert un club de jeux de rôle, auquel j'ai tout de suite adhéré, et ce qui me plaisait le plus, c'était d'être maître du jeu, je me suis rapidement mis à écrire des histoires … Et puis mon père avait acheté une caméra VHS, je me suis mis à filmer ma sœur, mes cousins, cousines en faisant des remakes de Sitcom AB productions qui passaient à la télé (rires).

- Après le lycée, j'ai trouvé un DUT service et réseau de communication et multimédia, où j'ai appris les bases de la création d'un site web, mais vraiment les bases …

A la base, ce DUT devait être un diplôme Audiovisuel – refuser par le ministère de l’éducation - L'avantage, c'était le matos de dingue qui était à notre disposition, table de montage, caméra bétacam … Et donc on pouvait faire des petits courts-métrages. C'est là que j'ai commencé à bien accrocher à l'audiovisuel....

Il y avait un projet de fin d'études, j'ai fini par en faire deux : un site internet sur la base d'un jeu de rôles, très graphique, et l'autre, c'était un cd-rom avec des anims qui a été envoyé à Cannes à l'époque, au Milia en 1998, et qui m'a aidé par la suite à trouver des jobs.

- Ensuite, il y a eu le stage, que j'ai effectué chez Gaumont Multimédia, et on devait travailler sur la conception de sites web pour les films qui allaient sortir.

J'ai dû très rapidement m'adapter à la situation.

Ils m'ont montré des animations de fou, du son de dingue. C’est la première fois que je voyais ça pour du web. Énorme !

Je me rappelle que c'était pour la sortie du film d'animation Hercule; ils m'ont donc demandé si cela m'intéressait d'apprendre, et je leur ai dit: «ben oui à fond !».

J'ai passé des nuits blanches là-bas chez Gaumont à me former, à faire des animations dans tous les sens avec mon pote Cédric Jeanne - maintenant réalisateur et producteur associé dans une société de 3D de renom, NKI studio-.

- Après, j'ai eu une longue expérience avec un collectif de graphistes «le confort moderne» fondé par Thierry Aoudja qui m'a pris sous son aile et j'ai commencé à faire beaucoup d'animations graphiques et programmation. Expérience très enrichissante.

J'ai rapidement commencé à toucher aux effets spéciaux. J’ai fait des films d’animation pour des marques et c’est un client qui m’a dit un jour à propos d’un film d’animation: « mais, t’es réal? » (réal = réalisateur), j’ai répondu « non, je suis graphiste/animateur ». Il m’a demandé si j’avais tout fait dans le film d’animation, j’ai hoché la tête, il m’a répété en affirmant: « Ben t’es réal! ». Et voilà, j’étais réal (rires).

Puis j’ai commencé à tourner des «vrais» acteurs sur fond vert pour les incruster dans mes univers graphiques et un jour, on m’a demandé pour une pub de faire un film total « tournage », sans effets numériques. J’ai foncé!

Pour mon premier film «live», j’étais un peu stressé - Live est un terme de graphiste pour dire «film tourné», à l’inverse de film d’animation - c'était une pub pour le web, pas un gros film, mais fallait assurer et je manquais de technique pure. Mais finalement c’était beaucoup plus «simple» qu'un film d'animation, où la prise en main des nombreux logiciels est longue et se renouvelle tout le temps, alors que pour le cinéma, la technique est la même depuis longtemps. La machinerie et les lumières ne bouge pas tant que ça, il n'y a pas 20.000 mouvements de caméra possible. Mais je trouve ça très cool. Mieux même. Ça libère. Je compare toujours ça au dessin, tu n’as pas 50 feutres avec toute une gamme de couleurs, tu n’as que quelques crayons, les couleurs primaires et tu dois faire la meilleure illustration possible. Il y a des superbes illustrations juste au crayon de papier!

Pour résumer en un seul mot, je suis un passionné. Je suis un grand passionné, et un autodidacte: quand je suis convaincu d'une idée, je fonce.

 

- D’où vient votre intérêt pour le cinéma? Quels sont vos goûts artistiques?

Mon intérêt pour le cinéma a été provoqué très jeune par le fait de pouvoir aller voir tous les films que je souhaitais dans notre petit cinéma de quartier, ma mère connaissait «la boss» du cinéma, c’était gratos pour moi et mes copains. Dès qu'un film sortait, j'allais le voir. Heureusement il n'y avait qu'une salle, mais je me suis gavé de film.

Fan de culture hip-hop, je faisais du graph, je dessinais tout le temps, et ça a interpellé ma prof d’anglais, et qui m'avait dit à cette époque-là: «Tu devrais t'orienter dans l'infographie». Je ne savais pas ce que c'était, et comme je n'avais pas d'ordinateur chez moi, je me suis renseigné, et ensuite, j'ai tanné mes parents pour avoir un ordi. De là, j'ai commencé par toucher un peu au logiciel Photoshop poussé par un pote du Lycée Sylvain Afchain, un génie de la programmation. On s’était mis en tête de faire un jeu vidéo, on a commencé, à fond ! Mais c’était trop gros. L’avantage de la jeunesse, tu te lances, même si ça paraît fou. Parfois, ça fonctionne!.

Et puis j’ai vu Orange Mécanique de Kubrick et je me suis dit: «mais putain, c’est un graphiste ce mec!». Révélation! Moi qui aimais tous les arts, je venais de comprendre que le cinéma était ma voie, tout y était, tout ce que j’aimais: écriture, graphisme, photo, théâtre, le design, les décors, la musique. Il y avait tout!

Mes goûts, en ce moment du coté du 7e Art : j'adore ce que fait Denis Villeneuve, Sicario pour le plus récent. Il m'a mis une claque, c'est une tuerie !

Mes références, c’est plus des films que des réalisateurs, y’a pas de filmographie complète parfaite pour moi. En gros, certains Scorsese : Taxi Driver, les affranchis, Casino. Des Kubrick évidemment : Shining, Orange Mécanique, Full Metal Jacket. La ligne rouge de Terrence Malick. La cité de Dieu de Fernando Meirelles. Des F.F.Coppola : Le parrain 1 et 2, Apocalypse Now. Voyage au bout de l’enfer de Cimino. Et plein d’autres : Reservoir dogs, pulp fiction, seven , il y en a tellement …

Pour ce qui est du cinéma français, j’adore les œuvres d'Audiard, surtout Un prophète, Sur mes lèvres et de battre mon cœur s’est arrêté.

Mais Le film culte français pour moi c’est la Haine, évidemment. C’est un film générationnel. Je faisais de la danse Hip-Hop et du graph dans ma banlieue, ce film m’a scotché à l’époque. Je voyais des danseurs, des grapheurs, des mecs habillés comme moi dans un film ! Mais en dehors de parler aux jeunes, ce film est un véritable chef-d’œuvre, il m’a fondamentalement amené vers le cinéma. Le vrai cinéma. Pas le cinéma pop corn. Le cinéma engagé, réfléchi, original et personnel. Sans être chiant comme tous les films français dit « d’auteurs » que je détestais à l’époque car trop long, chiant avec des sujets barbants (rires). En voyant la Haine, je me suis dit, je ne connais personne mais je peux le faire. Ces mecs-là à l’écran, c’est moi. Je peux le faire. C’était devenu une voie possible, envisageable.

J'aime aussi le cinéma coréen, mais je serai incapable de te citer un nom de réalisateur (rire), j'ai beaucoup apprécié Memories of Murder (de Joon-ho Bong, 2003, ndlr).

Pour les séries, Breaking Bad, The Wire, Better Call Saul, True Detective Saison 1...

 

- Vous vous intéressez à tous les genres cinématographiques ?

Oui , je peux regarder aussi bien des films « intellos » que des films d'auteur un peu plus intimistes, et aussi des films un peu plus commerciaux comme récemment, Mad Max Fury Road que j'ai adoré. C’est l'exemple parfait du film que tu ne vas pas voir pour le scénario, mais pour en prendre plein la tronche et les oreilles. Du cinéma pur, du sensationnel. Tu es dans un grand huit et ça ne s’arrête pas. La réalisation est tellement magistrale, la direction artistique tellement personnelle et originale que c’est un film d’auteur aussi, finalement. Mais un film d’auteur sous «speed» (rires).

En littérature, les derniers livres en date qui m’ont accroché c’est les Vernon Subutex, de Virginie Despentes. On dirait une série. C’est très cynique et très drôle. Ça dépeint bien notre société contemporaine.

 

Quelles sont vos sources d'inspiration, les artistes du 7e art qui vous ont donné envie de vous lancer ? Avez-vous un modèle ?

Comme dit avant, c’est plutôt des films qui m’ont lancé.

 

- Votre CV disponible en ligne indique que vous cumulez les courts-métrages et les vidéos de publicité. Quel est votre objectif ? Rassembler une équipe de fidèles pour continuer dans cette voie, ou plutôt poursuivre dans le monde du grand écran et des longs métrages (comme l'indique le développement d’Addiction et Break it all) ?

Les deux mon ami! Rassembler une équipe de fidèles et faire du long-métrage. C’est dur mais je me bats. Comme un lion.

Je suis effectivement à fond sur deux projets en ce moment. Break it All et Tanker (anciennement Addiction) On pourrait définir [Break it all] comme un peu plus « grand public ». Tanker, lui, devrait être un peu plus intimiste, un thriller assez « dark ».

J’ai signé avec des prods pour les deux [long métrage, ndlr]. Ça avance bien. Mais rien n’est acquis dans ce secteur. Donc « jusqu’ici, tout va bien » [phrase tirée du film La Haine, ndlr]

Break it all est le plus avancé. Comme il cible un plus grand public, c'est plus « facile » on va dire, de trouver les personnes qui te soutiennent. Après, rien n'est facile : en France, on recherche plus de la comédie, et même si tu fais de la comédie, pour rentrer dans ce milieu-là, c'est compliqué. Mais bon, à force de travail, de rencontres et d'essais, j'en ai écrit des scénarios ! Au bout d'un moment ça paye, et puis en gros, le succès du court-métrage, ça finit par ouvrir des portes...

 

- Envisagez-vous une tournée promotionnelle pour présenter votre court-métrage Les frémissements du thé ?

affiche-LesFremissementsDuThe

Je pense que pour le coup, c'est moi qui n'arrive pas à suivre. La « tournée » s'est enclenchée un peu toute seule. En gros, tu inscris ton film en festivals et ils le sélectionnent ou pas. Si tu as une prod qui a une grosse expérience dans le court, c’est mieux. Elle optimise tes envois et utilise son réseau. Avec mon producteur, Matthieu Devillers, on était tous neuf, on ne connaissait personne et on a totalement auto-financé le film sans aides. Avec du crowfunding (le financement participatif) et les fonds propres des deux productions, Existenz (Matthieu Devillers) et Blackbox (Dominique Faviez).

Donc on l'a envoyé en festival mais sans véritable stratégie, les sélections ont démarré doucement puis ça a pris une ampleur folle, une sélection en attirant une autre. Y’a même des festivals qui t’invitent à leur envoyer chez eux quand tu commences à faire le buzz en festoche. Et donc la tournée se fait d’elle-même à travers le monde grâce aux sélections et projections dans les festivals.

Et voilà ou j'en suis …. C’est juste énorme, 25 prix et plus de 60 sélections! (Nov 2015)

 

- Vu le succès que rencontre votre court-métrage Les frémissements du thé, envisagez-vous un long métrage sur le même thème ?

 

Il y a un projet en cours autour du même thème. Il y a eu un projet de série pour la télé qui devait se tourner en septembre, mais qui pour l'instant a été annulé à cause d'un changement de direction... Mais le producteur est confiant et se bat d'arrache-pied pour que ça aboutisse.

 

- Où peut-on se procurer/visionner vos courts-métrages ?

Pour toutes les personnes pouvant se rendre aux festivals, comme à Ales, Paris, Epinay…, le court-métrage est diffusé donc il suffit de réserver sa place. Tant qu’il tourne en festival, on n’a pas le droit de le diffuser. Et c’est normal, sinon les festivals ne serviraient plus à rien. Les festivals, c’est très important pour nous, réalisateurs. Quand tu as beaucoup de sélections et/ou tu es sélectionné dans de gros festivals, tu es approché par des producteurs ou distributeurs. C’est une porte ouverte sur le long-métrage.

 

- Que diriez-vous à un jeune diplômé d'une école de cinéma ou à un simple passionné qui souhaite se lancer dans ce milieu ?

Je lui dirais qu'il faut se battre quand tu as une idée, et si tu te prends des claques et qu'on te ferme des portes un million de fois, c'est normal. On peut te fermer des portes parce que ton idée n'est pas bonne, c'est possible. Et c’est souvent le cas. Il ne faut pas faire son artiste incompris non plus. Tu vas perdre du temps. Donc remets-toi vite au travail et trouve une autre idée – en gardant la première dans un tiroir, ça peut toujours servir. Mais on te bloque aussi très souvent parce que tu n'as pas de réseau, c’est un fait. C'est un cercle assez fermé. Faut se battre pour rentrer. Faut bosser plus que les autres. Après effectivement, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de scénarios qui sont assez mauvais, pour en avoir discuté avec des producteurs.

Il y en a énormément qui ont une idée, mais qui manquent de maturité. Et je suis aussi passé par là, quand je relis aujourd'hui les scénarios que j'écrivais à mes débuts, avec le recul, je comprends qu'on m'ait fermé les portes. Donc, il ne faut pas avoir peur de ça aussi, quand tu es persuadé d'avoir une idée, il faut te battre et surtout travailler, travailler, travailler.

Il faut juste que tu te dises que tous les premiers trucs que tu écriras, ça sera pourri… (rire), à moins que tu sois un génie – mais il y en a un par génération, donc oublie !, dis-toi que c’est pas toi, sinon tu vas encore perdre du temps (rires) -, mais voilà, il faut écrire, écrire, écrire, sans cesse.

Si tu veux écrire, ça s’apprend, c’est un VRAI métier. Pour débuter, je conseille de lire Le voyage du héros ou de participer aux masterclass de script doctors connus menés sur 3 ou 4 jours par Christopher Vogler, Truby ou Mc Kee. Il y en a à Paris et à Lyon … J'ai participé moi-même à celle de Paris, et j'en suis ressorti grandi.

Si tu veux réaliser, lis des livres sur la technique, regarde des films de référence et analyse-les. Demandes-toi pourquoi tu les aimes? Pourquoi tu as pleuré à cet endroit? Ris ici? Regarde les making-off pour voir comment le réal. bosse. Puis prends ta caméra numérique et fais des vidéoclips et des films. La nouvelle génération a une chance incroyable, le numérique a démocratisé l’accès à la réalisation et à la qualité. T' as une qualité cinoche pour pas cher maintenant.

Pour conclure, si ton idée est bonne et qu’elle plaît, protège là. Reste focus dessus. Prends quand même les remarques des professionnelles qui t’entourent, ils ne sont pas là pour rien et tu ne détiens pas la vérité. Mais c’est TON film donc protège-le, protège TA vision. Ecoute les gens, remets-toi en question mais protège l’essence de ton film. Jusqu’au bout du processus, jusqu’à la toile (l’écran de cinéma, ndlr). Ça paraît simple mais c’est ce qu’il y’a de plus complexe dans ce métier. C’est un art collectif, tout le monde peut donner son avis mais c'est le réalisateur qui mène la barque.

 

- C'est ce qui fait grandir ? C’est la remise en question constante, qui fait avancer ?

Moi, ce qui m'a permis aussi d'avancer, c'est d'avoir fait une superbe rencontre, avec un scénariste, un vrai puriste, Marc Lahore. Au début il me déchirait tous les scénarios que je lui envoyais, (rire) en me disant : « il y a une bonne idée dedans, un super film même ! Mais il y a 80% de trucs à chier », et sérieusement, il me l'a dit tel quel, et il a été très étonné par ma réaction, parce que j'étais la première personne qui ne « l'insultait » pas en retour. Mais voilà, je ne me suis pas découragé, il m'a fait avancer...

Faut pas être susceptible, c’est une perte de temps. Si quelqu’un de confiance te dit « c’est à chier », écoute ce qu’il a à dire et travaille, encore et toujours.

M.F.

 

 

Et voilà, cette interview se clôture sur cette belle conclusion.

Marc, je te remercie énormément pour ta disponibilité et ce fut un réel plaisir de partager ce moment, ce petit jeu de l'interview avec toi. Un grand merci et nous te souhaitons bonne route et plein de bons films...

 

Mathilde et Sly pour BienChoisirSonFilm.

 

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Récapitulatif des prix et nominations récoltés. 

 (MAJ au 03 mai 2016)

 

Prix :

- Grand Prize for Best Narrative Short / Heartland Film Festival : Qualifié au Oscar 2017 grâce à ce prix

- Audience award for the Best Live Action Short in 21th Palm Springs International Film Festival

- The Panavision award for Best Director / NYC independant Film festival

- Jury Award Best Narrative Short 2015 Newport Beach Film Festival

- Prix du public Festival cinéma et droits humains pour Amnesty International - Paris, France

- Prix du Jury jeunes au festival Itinérances d'Alès

- Best Short Film / 66th Montecatini International Short Film Festival - Italie

- First place Narrative award pour la 45ème édition de l'USA Film Festival à Dallas.

- Best Narrative Live Action au Los-Angeles Lift-Off Film festival

- Nominé au Lift-Off season award à Londres dans la catégorie Overall Winner Live Action Narrative + post-production + best actor + best cinematography

- Best Live Action Short au festival "Reel Shorts Film Festival" à Grande Prairie, Aberta, Canada

- Special mention award au Liverpool Lift-Off Film Festival

- prix du jury adulte,

Prix des grandes écoles

et prix des lycéens au festival du film Francophone

- special mention award au Las-Vegas Lift Off Film Festival

- Best overall film (Included best international film & best australian film) at "People for Peace film festival" à Sydney

- Prix de la mise en scène

et prix d’interprétation masculine à "l'ombre d'un court"

- Prix du public au festival "Faites des courts"

- Prix du public, l'escurial

- Nominated for Audience Award to Odense Film Festival

- International Awards of Outstanding Excellence Winners à l'International Film Festival for Peace, Inspiration and Equality / Jakarta (Indonesia)

- Prix du public / Saint-Paul trois Chateaux

- Special Mention award au Amsterdam Lift-Off Film Festival

- Prix du public au festival “ça tourne en ïle de France Courts devant / Seine Saint-Denis”

- Prix du public et des lycéens au festival "Il parait qu'eux" à Athis-Mons

- Grand Prix du Jury et Prix du public Festival Armoricourt / Plestin-les-Grèves, France

- Best editing / ECU Film Festival The European Independant Film Festical / Paris (France)

- "Jasmin d’Or Jeunes" au festival de Grasse "les toutes premières fois"

 

Sélections :

- Tribeca film festival / New-York (USA)

- Palm Spring Film festival / Palm Spring (USA)

- Rhode Island International Film Festival / Rhode Island (USA)

- Festival Cinéma et Droit Humains 2015, organisé par Amnesty International Paris / Paris (France)

- Austin Film Festival / Austin (USA)

- Odense International Film Festival / Odense (Danemark)

- World Film Festival / Montréal (Canada)

- Hollyshort / Los Angeles (USA)

- Reel Shorts Film Festival / Alberta (Canada)

- USA Film Festival / Dallas (USA)

- Champs Elysées Film Festival / Paris (France)

- Liverpool lift-Off Film Festival / Liverpool (Angleterre)

- itinérances / Alès (France)

- Festival du film francophone / Vaulx-en-Velin (France)

- L'ombre d'un court / Jouy-en-Josas (France)

- Faites des courts / Brie-comte-Robert (France)

- Kinoma / Paris (France)

- Jolis courts de mai / Avignon (France)

- Short film corner - Festival de Cannes / Cannes (France)

- People for peace film festival / Sydney (Australie)

- Athens International Film Festival / Ohio (USA)

- Las Vegas Lift-Off Film Festival / Las Vegas (USA)

- Newport beach film festival / Newport Californie(USA)

- NYC Independant Film Festival / New-York (USA)

- L'escurial / Paris (France)

- Festival du film court en plein air / Grenoble (FRANCE)

- Amsterdam Lift-Off Film Festival / Amsterdam (NETHERLANDS)

- Rehoboth Beach Independent Film Festival / Delaware (USA)

- Woodstock Film Festival / Woodstock (USA)

- C'est pas la taille qui compte / Paris (France)

- Festival International du Film Nancy / Nancy (France)

- Festival Tournez-court / Saint-Etienne (France)

- San Francisco Global Movie Fest / San Francisco (USA)

- Festival Jean Carmet / Moulins (France)

- Festival de Cinéma de la Ville de Québec / Québec (Canada)

- Festival en détention / Prison Centrale d’Yzeure (France)

- 22th edition FIJR GRANADA SHORT FILM FESTIVAL / Granada (Spain)

- International Film Festival for Peace, Inspiration and Equality / Jakarta (Indonesia)

- Los Angeles Lift-Off Film Festival / Los Angeles (Etats-Unis)

- Festival du Film ST PAUL 3 châteaux / Saint-Paul trois châteaux (France)

- 22nd Adana Golden Boll Mediterranean Short Film Competition 2015 / Adana (Turquie)

- 11th Eurasia International Film Festival / Almaty (Kazakhstan)

- 13th Annual Regent Park Film Festival / Toronto (Canada)

- 2015 great lakes film festival / Erie (USA)

- St. Louis International Film Festival / Saint-Louis (USA) = oscar qualifying

- 25th Edition of the Rio de Janeiro International Short Film Festival - Curta Cinema 2015 / Rio de Janeiro (Brésil)

- 66th Montecatini International Short Film Festival / Italie

- Paris courts devant Seine-Saint-Denis / France

- the Columbus International Film and Video Festival! / Columbus (USA)

- Kyiv International Film Festival Molodist / Kiev (Ukraine)

- Heart of Gold International Short Film Festival / Gympie Queensland (Australie)

- El Ojo Cojo 2015 in Madrid / Madrid (Spain)

- 12th Bahamas International Film Festival / Bahamas (USA)

- IN THE PALACE International Short Film Festival / Sofia (Bulgarie)

- 24th Heartland Film Festival / Indianapolis (USA)

- Courts en Champagne / Ay (France)

- ENFOQUE International Film Festival / Puerto Rico

- Tokyo Lift-Off Film Festival / Tokyo (Japan)

- Youth peace film festival / Malang (Indonesia)

- festival "il parait qu'eux" / Paris (France)

- Boulder International Film Festival / Colorado (USA)

- Les toutes premières fois / Grasse (France)

- festival Armoricourt / Plestin-les-Grèves (France)

- Nashville Film Festival / Nashville (USA)

- Uptown short film / New-York (USA)

- 11th Annual Sunscreen Film Festival / Saint Petersburg (USA)

- Ennesimo Film Festival / Fiorano (Italie)

 


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