Un film de Baltasar Kormákur

 

 

Everest

Avec : Jason Clarke, Jake Gyllenhaal, Josh Brolin, John Hawkes, Robin Wright, Emily Watson

Nationalité : Américain

Titre Original : Everest

Titre au Quebec : 

Année de production : 2015

Dure : 2h02min

Genre : Aventure

Sortie sur nos écrans : 23 septembre 2015

  

Récompenses : 2 nominations

Avertissement : -

 

L'histoire :

   Inspiré d'une désastreuse tentative d'ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l'homme ait connues. Luttant contre l'extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l'épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.   

 

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Bande Annonce Officielle (VF)        

 

 

Everest / Bande-Annonce Internationale VF [Au cinéma le 23 septembre]

 


L'analyse-icone

Un avis, une critique ou une analyse      

L'analyse de Mathilde

 

Une aventure hors-norme !

 

Everest ne mènera pas son réalisateur au sommet de la gloire, que Baltasar Kormákur avait rencontrée en 2006 avec Jar City, film policier à faire froid dans le dos.

Everest se contente de frôler la cime du bon film catastrophe qu’on va voir en famille, et en 3D de préférence, mais de la part duquel on ne s’attend pas à des miracles. Avec le Grand Bleu (Luc Besson, 1990) notamment, on avait déjà vu ce genre de scénario où le héros se met en danger de mort pour le goût du risque et la fierté d’avoir accompli son œuvre, même au péril de ne plus être assez vif pour s’en vanter par la suite.

Comme Jacques Mayol, le plongeur delphinophile, nos alpinistes n’ont pas froid aux yeux. Et c’est tant mieux, dans ce décor certes d’une extrême beauté mais n’accueillant finalement rien de plus qu’une armada d’escaladeurs casse-cous qui considèrent que le point culminant de leur vie se trouve à 8848 mètres d’altitudes.

Soit à l’altitude de croisière d’un 747.

 

Justement, l’Everest, c’est ce sommet de 8848 mètres en plein cœur de l’Himalaya où, en 1996, une vingtaine d’alpinistes se sont disputé l’ascension du toit du monde sur des sentiers presque aussi étroits et promesses de mort qu’un fil de funambule. Sauf qu’ici, le fil est tendu entre le camp de base, gentiment balayé par quelques tempêtes de neige, et le sommet, où la neige se transforme en grêle et où les températures extrêmes peuvent atteindre des records stratosphériques de – 60 degrés Celsius. Bon. On apprend de charmants détails sur les conditions de vie au Népal et sur les conditions de vie de nos héros avec leur petite famille dont on se contrefiche comme de l’an 40, mais comme il faut toujours une petite touche de sentimentalité pour faire un bon film (ou du moins pour rattraper ce qui pêche), passons l’éponge.

Sauf qu’il ne reste plus grand-chose à déguster quand on a ôté la substantifique moelle d’un film qui se veut à la fois moralisateur, encourageant, décourageant aussi, mais surtout divertissant en misant tout sur la question substantielle : qui va succomber ?

 

Un pic meurtrier au service d’une météo très photogénique.

 la montagne

Car Everest, c’est le suspense de savoir qui y laissera sa peau le premier.

Un palmarès de 250 morts n’étant pas parvenus au succès escompté auréole la renommée de la montagne assassine. Par conséquent, on se doutait bien que dans une œuvre à mi-chemin du film catastrophe et de la comédie à deux balles où tout le monde se soutient parce que tout le monde s’aime dans le malheur, il y aurait des morts. La tête d’affiche, Jake Gyllenhaal, frappé d’une gastro aussi crédible que la réussite d’un gringalet ne pesant pas plus de 40 kilos tout mouillé, est le premier à lutter. Un instinct de survie à toutes épreuves !.

On leur avait prédit mauvais temps, avalanches, œdèmes cérébraux et pulmonaires, engelures, orages et tempêtes de grêle. Tout ce qui devait arriver arriva. Quand est-il du destin de tout ces grimpeurs ?; le bon facteur-charpentier humaniste qui veut prouver à des enfants que même un homme ordinaire peut poursuivre des rêves extraordinaires, le futur père de famille, le guide prétentieux, l’unique femme qui tente de planter son drapeau de la gloire sur le 7sommet de sa carrière…. Bref, arriveront-ils tous sur le toît du monde ? leur destin n'est-il pas écrit sur leur front ?.

  

La métaphore filée d’un récit tragique un peu trop superficiel.

 

Alors si Everest est une ode aux rêves grandiloquents que nous poursuivons tous et nous enjoint à les réaliser, soit, objectif rempli. Si les ambitions de Baltasar Kormákur est de nous dévoiler la courageuse odyssée d’une vingtaine d’alpinistes en pleine course contre-la-montre dans la « zone de la mort », soit, objectif rempli. Mais espérons que Kormákur ne caressait pas l’illusion d’en mettre plein la vue aux spectateurs plus avides de paysages népalais et tibétains que des turpitudes un peu répétitives et très prévisibles de nos héros.

Sans fustiger le scénario un peu plan-plan inspiré d’une histoire vraie, on se serait attendu à un peu plus de mise en scène, à une plus grande importance donnée aux décors, voire même aux dialogues autour des risques pris durant l’ascension, autour de cette passion animant coûte que coûte ces grimpeurs dotés d’un sang-froid qui aurait mérité quelques lignes de réplique.

Car leur drogue à eux, c’est cette poudre blanche dont ils sont dopés jusqu’à l’overdose. D’ailleurs, ils pompent de l’oxygène jusqu’à l’euphorie, se piquent et sniffent cette poudre H-24, de jour comme de nuit. Tels des cancéreux en stade terminal, nos alpinistes baissent les bras, retrouvent leur bravoure, abandonnent à nouveau avant de se rattraper, parfois en vain, à ce qui les maintient en vie. Mais à croire qu’aucun de ces personnages ne pense, ne réfléchit, ne s’imagine dans une quelconque perspective d'avenir au retour de leur ascension. À croire qu’aucun ne prend réellement conscience, à l’instar de la jeune japonaise, qu’ils s’apprêtent à atteindre le 7e ciel.

 

Bref, dommage ; le film semble errer sans conscience, sans se poser de question, suivant un scénario simplet et, quoique réaliste, presque ennuyeux. Trop réaliste peut-être ?

Que nenni. On admire le panorama dressé de cette aventure hors-norme, on admire le courage des alpinistes, on s’extasie devant leurs entremêlements de cordes salvatrices, on fond comme neige au soleil devant les paysages époustouflants… Mais on déplore le corps d’un film sans âme qui vive, où l’on aurait apprécié se sentir proches des héros, de leurs triomphes, de leurs échecs, de leur mort. On se contentera du squelette, métaphore filée de notre existence. Car le but de la vie humaine est de parvenir à être heureux, et s’ils le deviennent en grimpant sur le toit du monde, alors chapeau bas et applaudissement pour cette élégie de la vie et du bonheur.

Les autres, quant à eux, resteront sur leur faim.

 

Note : 

6

Mathilde 


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 Le baromètre au 29 septembre 2015

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actrice

acteurDans les rôles principaux         

 

 

Jason Clarke

Jason Clarke 

rôle : Rob Hall

né le 17 juillet 1969 - à Winton, Queensland - Australie

19 ans de carriere - 49 films - 

Filmographie sélective : Enfant 44 (2015), Everest (2015), Terminator Genisys (2015), Gatsby le Magnifique (2013)

Prochainement : Knight of Cups

 

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Jake Gyllenhaal 

rôle : Scott Fischer 

né le 19 décembre 1980 - à Los Angeles, Californie - Etats-Unis

24 ans de carriere - 37 films - 3 prix et 10 nominations

Filmographie sélective : Everest (2015), La rage au ventre (2015), enemy (2013), Prisoners (2013)

Prochainement : Demolition

 

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Josh Brolin

rôle : Beck Weathers

né le 12 février 1968 - à Los Angeles, Californie - Etats-Unis

29 ans de carriere - 60 films - 1 prix et 3 nominations

Filmographie sélective : Everest (2015), Les Gardiens de la Galaxie (2014), 

Prochainement : Sicario

 

Sans oublier : John Hawkes, Robin Wright, Emily Watson, Michael Kelly, Keira Knightley, Sam Worthington


Info et stat-icon

Stats et infos       

 

 

icon-réalisateurLe réalisateur

 

Baltasar Kormákur

Baltasar Kormákur est né le 27 février 1966 à Reykjavik Islande, réalise son premier film 101 Reykjavík en 2000, tiré du roman éponyme de Hallgrímur Helgason, avec Victoria Abril. Il a connu un succès international et a notamment reçu le Prix Découverte au Festival international du film de Toronto.

Métier pour le film

Réalisateur et producteur

 

 

 

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Scénaristes : William Nicholson, Simon Beaufoy

Adaptaté du récit : Tragédie à l'Everest (Into Thin Air: A Personal Account of the Mt. Everest Disaster) de Jon Krakauer, publié en 1997.

Producteurs : Tim Bevan, Eric Fellner, Baltasar Kormákur, Nicky Kentish Barnes, Brian Oliver, Tyler Thompson

Sociétés de Productions : Cross Creek Pictures, Free State Pictures, Rvk Studios, Universal Pictures, Walden Media, Working Title Films, Chromakey-Hire.Com

Distribution : Universal Pictures International France

Editeur : 

Bande originale de Dario Marianelli à découvrir sur Deezer

Budget : 65 M$


ENTREES au 28/09/2015
Démarrage France
-
Entrées France 
2 074
Démarrage Paris
-
Entrées Paris
2 074

Petit démarrage!

RECETTES au 28/09/2015
Démarrage USA
13 091 000 $
Etats-Unis
23 000 000 $
Reste du monde
73 700 000 $
Total
96 700 000 $
Rentabilité Monde
166 %

 


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Pas encore en DVD 

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Pas encore en Blu ray

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Billet de Mathilde et intégration Sly

Sources : Allociné, Cinétrafic, SensCritique, Rottentomatoes, Amazon, Wikipédia, Imdb, Zimbio, Box-Office