Un film de Gilles Bourdos

 

Et après

Nationalité : Français, canadien et américain

Année de production : 2007

Titre Anglais : Afterwards

Dure : 1h47 min 

Genre : Drame, Thriller

Sortie sur nos écrans : 14 janvier 2009

Avec : Romain Duris, John Malkovich, Evangeline Lilly

 

logofb Et après

 

L'histoire :

À huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la "mort imminente" pour avoir voulu sauver une fillette. Déclaré mort, le petit garçon se réveille inexplicablement. Vingt ans plus tard, Nathan est devenu un brillant avocat new yorkais. Meurtri par les circonstances douloureuses de son divorce, il s'est barricadé dans son travail, loin de son ex-femme Claire et de sa fille. C'est alors qu'un mystérieux médecin, le docteur Kay, fait irruption dans son existence en prétendant pouvoir dire à quel moment certaines personnes vont mourir. Et parce que Kay bouleverse tous les repères de sa vie, Nathan va enfin découvrir pourquoi il est revenu. 

 


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Bande Annonce Officielle (VF)        

 

Et Après

 


L'analyse-icone

Mon analyse      

 

Un film sur la vie et la mort !

 

     Il y a énormément d'oeuvres littéraires adaptées au cinéma, certaines sont d'ailleurs devenu de véritable chef d'oeuvre cinématographique. Pour n'en cité que queqlues uns, La ligne verte de Frank Darabont superbement adapté du roman éponymes de Stephen King, Le pianiste de Roman Polanski, adapté du roman autobiographique de Władysław Szpilman, ou encore Le Parrain réalisé par Francis Ford Coppola d'après le livre de Mario Puzo. Trois exemples de film avec des budgets plus ou moins conséquents mais qui ont fait un véritable carton.

Bon, vous allez me dire, que la comparaison est délicate. Ok, mais même en choisissant des longs métrages moins primé, la question reste la même. Pourquoi en France, les adaptations ne décollent pas ? 

Guillaume Musso imagine l'histoire d’un enfant revenu de la mort en 2004, après un accident de voiture. Son roman intitulé "Et après", se vend à plus de deux millions d’exemplaires et est traduit dans une vingtaine de langues. Le succès est là, et inspire le cinéaste Gilles Bourdos.

En 2007, tout s'enchaîne, de l'écriture du scénario au casting. Casting soit dit en passant où John Malkovich n'était pas spécialement pressenti pour le rôle, c'est en lisant le scénario envoyé à sa société de production, qui avait été choisit pour des besoins logistiques, que l'acteur américain a été impressionné. Et, de fil en aiguille, il interpréta le docteur "Joseph Kay". Evangeline Lilly, se voit offrir son premier vrai rôle Claire au cinéma après une explosion sur le petit écran avec la série "Lost". Puis arrive le choix Romain Duris, l'acteur fétiche de Cédric Klapisch, qui incarne avec brio Nathan Del Amico.

En voilà un super casting pour un super scénario !

Et pourtant, la déception envahit les salles dès la première semaine, les critiques négatives s'emparent de la toile, et s'en est finit. Et après, restera trois semaines à l'affiche et ne cumulera que 295 321 entrées. Pourquoi tant d'acharnement, même si les longueurs sont certaines, même si le coté surnaturel manque d'explication, ou si l'histoire semble ennuyeuse. C'est vrais, qu'il y a un peu de tout ça à la fois. Pour d'autres téléspectateurs, le plus gênant, est le non respect des personnages et les incohérences avec le roman (Dans le livre, Claire (l'ex-femme de Nathan) s'appelle Mallory, le petit Nathan s'est noyé en voulant la sauver au lieu de se faire écraser, les enfants du couple se nomment Bonnie et Sean (et non Tracy et Paul), le docteur s'appelle Goodrich au lieu de Kay.)

Bon, apparemment rien d'alarmant qui changerait quoi que ce soit au dénouement de l'histoire.

J'ai donc visionné le film de Gilles Bourdos sans grande attente, et ai été agréablement surpris. Alors oui, je confirme les lenteurs, longueurs, scènes en trop, mais le sujet est plutôt bien mené. Le côté dramatique aurait pu être un peu plus accentué.

Un bon téléfilm pour M6 à découvrir ou à lire.

 

Ma note

6 

Sly L


 

L'analyse-icone

La critique de Mathilde       

 

 

 

Les sujets métaphysiques et universels comme la vie après la vie, ce qu’il advient de notre âme, les capacités surnaturelles et l’inquiétude face à la mort ont été étudiés cent fois dans de très nombreux films. Mais rares sont ceux qui ne parviennent pas à en tirer un scénario un tant soit peu accrocheur.

Et Après fait partie de ces exceptions.

 

Romain Duris, on le connaît tous. La plupart des spectatrices ont longuement débattu pour savoir si cette mâchoire avancée, ce sourire franc et tous ces poils constituaient un ensemble harmonieux. Ok on s’en fiche, non ? Et bien, un peu comme du film Et Après.

 

Nathan et Claire sont deux enfants qui jouent au bord d’un lac. Lorsque l’un frôle la mort pour tenter de sauver l’autre, leur vie est bouleversée. Nathan connaît l’expérience de mort imminente, avec son fameux tunnel à la lumière blanche et le corps flottant avec sérénité au-dessus du monde. Ouais bon, et alors ?

C’est là qu’intervient John Malkovich en « Messager » de la mort. Il se prétend capable de prévoir la mort de ses comparses grâce à une aura blanche les enveloppant lorsqu’elle devient imminente. Nathan n’y croit pas vraiment, le prend pour un fou, rend visite à un ado en fin de vie, retrouve sa femme avec sa fille, pleure sur la mort prématurée de leur fils, s’en va dans le désert…

 

Tiens, si on allait se faire un petit café ? Rien à voir ? Je sais, mais l’ennui planant du film, la tentative de créer une esthétique pure et d’accrocher le spectateur par des images-choc et le casting improbable coulent comme une pierre et donnent franchement envie d’aller voir ailleurs si y a pas un café qui traîne par là, pour se changer les idées.

 

Et Après (on a hâte d’y être), c’est un amas de flashbacks et de plans « planplans » justement, de circonstances nébuleuses n’expliquant évidemment pas toutes ces morts non-naturelles chez des personnes manifestement en bonne santé. À croire que dans l’univers du film, personne ne meurt de vieillesse. Ah, bon… Et puis à quoi ça sert ? Ça = ce genre de film décousu et incompréhensible, sans esthétique notoire, sans acteurs crevant l’écran, sans décor bluffant, sans rien qui ne le grave dans les annales du cinéma franco-canado-américain. Oui, rien que ça, car si Romain Duris s’en est quand même toujours relativement bien sorti dans ses rôles français, dommage qu’il ne soit pas exploité à sa juste valeur outre atlantique !

On retient aussi que John Malkovich reste plus convaincant lorsque le film est centré sur son impeccable jeu d’acteur et le met à l’épreuve, notamment dans les Liaisons Dangereuses (Stephen Frears, 1988), Des Souris et des Hommes (Gary Sinise, 1992), Dans la Peau de John Malkovich (Spike Jonze, 1999), et j’en passe !

Quant à Evangeline Lilly, bon bah elle, elle est comme Daniel Radcliff (Harry Potter), le rôle principal de sa carrière lui colle à la peau, et on s’attendrait presque à ce qu’elle dégaine un couteau suisse ou un régime de bananes comme le ferait son personnage de Kate Austen dans la sérié Lost : Les disparus (J. J. Abrams, 2004-2010).

 

Alors voilà, avec son casting prétentieux, des acteurs incompatibles avec le genre du film, ses vues aériennes aussi utiles que l’intervention de Maïwenn dans son film Polisse (2011) et son scénario trop gourmand, Et Après tente de s’intégrer dans la cour des grands et de se donner des airs de film américains à vastes ambitions, mais il ne fait que s’écraser au fond du trou, entraînant avec lui toutes les bonnes pistes qui auraient pu donner naissance à un film un peu plus potable et un peu moins inutile.

 

Note : 4/10.

Mathilde


Réseau

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Le baromètre au juillet 2015

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Etoile-d'apréciationEtoile-d'apréciationBien (4160 notes)Etoile-d'apréciation-NégativeEtoile-d'apréciation-Négative

Moyen (1722 notes)

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Pas mal (160 notes)

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Etoile-d'apréciationEtoile-d'apréciationBien (4160 notes)Etoile-d'apréciation-NégativeEtoile-d'apréciation-Négative

Moyen (698 notes)


actrice

acteurDans les rôles principaux           

 

 

Romain DurisRomain Duris 

rôle : Nathan Del Amico

né le 28/04/1974 - à Paris

14 ans de carriere - 24 films - 5 prix et 14 nominations

Filmographie sélective : Une nouvelle amie (2014), Casse-tête chinois (2013), L'Arnacoeur (2010), Et après (2007), Les Poupées russes (2004), L'Auberge Espagnole (2002), Peut-être (2009), Le péril jeune (1994)

Prochainement : Un Petit boulot (2015)

 

John MalkovichJohn Malkovich

 rôle : Joseph Kay

né le 09/12/1953 - à Benton dans l'Illinois aux Etats-Unis

37 ans de carriere - 97 films - 1 prix et 5 nominations

Filmographie sélective : Red 2 (2013), Red (2010), L'Echange (2008), Et après (2007), Eragon (2006), Les Hommes de main (2001), Jeanne d'Arc (1999), Les Joueurs (1998)

Prochainement : Deepwater Horizon (2016)

 

Evangeline_Lilly

Evangeline Lilly

rôle : Claire

née le 03/08/1979 - à Fort Saskatchewan - Alberta, Canada

14 ans de carriere - 97 films - 6 nominations

Filmographie sélective : Ant-Man (2015), Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées (2014), Le Hobbit : la Désolation de Smaug (2013), Le Hobbit : un voyage inattendu (2012), Real Steel (2011), Démineurs (2008), Et après (2007)...

Prochainement : Real Steel 2 (201?)

 


Info et stat-icon

Stats et infos        

 

 

icon-réalisateurLe réalisateur

 

Gilles BourdosGilles Bourdos

Né en 1963 à Nice, il commence sa carrière par la réalisation de trois courts métrages : Un cadeau de NoëlL'Éternelle idole et Relâche, tous interprétés par Brigitte Catillon. Cette actrice est également à l'affiche de ses deux premiers longs métrages.

Métier pour le film

Réalisateur et scénariste

 

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Scénariste(s) : Michel Spinosa et Gilles Bourdos

D'après l'oeuvre de  Guillaume Musso - le roman >>> Et après...

Sociétés de Productions : Akkord Film Produktion, M6 Films, Fidélité Films, Christal Films

Distribution : Mars Distribution

Editeur : Wild Side

Disponibilité du support dvd depuis le 4 août 2009

Musique d' Alexandre Desplat, écoute gratuite sur Deezer

Budget : 10.52 M€

ENTREES
Démarrage France
161 400
Entrées France 
295 321
Démarrage Paris
50 446
Entrées Paris
85 212
Rentabilité France
17 %
RECETTES
Démarrage USA
- $
Etats-Unis
- $
Reste du monde
2 421 240 $
Total
2 421 240 $
Rentabilité Monde
23 %


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Et Après

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Critique et intégration Sly

Sources : Allociné, Cinéfil, SensCritique, Metacritic , Fnac, Wikipédia, Imdb, Zimbio, Box-Office